MaritimeNews a quatre ans,
De notre temps, c’est déjà l’âge de Raison,
Une aventure, puis une ambition et une promesse d’avenir,
De ce Maritime, de ce Pavillon qui reste à redéfinir, Ajouter un commentaire
Maritime News
L'info maritime du Maroc
MaritimeNews a quatre ans,
De notre temps, c’est déjà l’âge de Raison,
Une aventure, puis une ambition et une promesse d’avenir,
De ce Maritime, de ce Pavillon qui reste à redéfinir,
Serait-ce la fin de l’exception Tanger Med ? Tout porte à le croire, désormais le mythe Tanger Med et toute la sacralité qui l’entourait semble s’être estompée avec le temps. La TMSA, qui était considérée comme un Etat dans l’Etat, a été rattrapée par le temps, a tel point qu’en deux ans (2010-2012) elle a vu défiler trois présidents de directoire et deux présidents de conseil de surveillance.
Après un premier semestre 2012 chaotique, serions-nous à la veille du début de la fin du cauchemar ? Depuis, quelques temps un air de bonnes nouvelles plane dans l’atmosphère. Si, il est évident que la solution miracle à la crise du Groupe COMANAV FERRY-COMARIT n’est plus d’actualité, les perspectives de nouvelles solutions structurelles sont bien avancées.
Une fois encore, nos politiques nous révèlent au grand jour le peu d’intérêt qu’ils accordent pour le secteur du transport maritime. Invité la semaine dernière par la chambre des conseillers, à s’exprimer sur la politique de son gouvernement dans le secteur du Transport, notre chef de gouvernement Abdelilah BENKIRANE, a exposé pendant plus de quarante minutes sa stratégie future et les actions entreprises jusque là, par son équipe pour la réforme du secteur.
Le Ministère de l’Equipement et du Transport vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation d’une étude sur la stratégie du Secteur du Transport Maritime Marocain et le développement du pavillon national au Maroc. La Direction de la Marine Marchande qui a été désignée comme Maitre d’ouvrage de l’étude procédera à l’ouverture des plis le 10 octobre 2012.
La série d’auditions d’ex dirigeants et responsables du secteur maritime et des syndicalistes par la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ) ces derniers quarante huit heures, adresse un signal fort sur l’engagement inéluctable du Royaume à ne pas laisser ses investissements stratégiques pris en otage par des intérêts personnels et opportunistes.
A chaque fois que le Maroc a fait face à une crise existentielle qui menaçait son modèle social, économique ou politique, son salut n’est venu que du Génie de ses hommes et de ses femmes qui grâce à leur Grand sens patriotique ont su réinventer cette Exception Marocaine.
Si la loi 15-02 portant réforme portuaire au Maroc, est venue pour définir un cadre légal pour régir les concessions et les différentes activités portuaires annexes, aujourd’hui se pose de plus en plus, le bilan et le référentiel de sa mise en œuvre.
Peut-on imaginer une autoroute sans station service, un immeuble sans escaliers de secours, une Nation Maritime, qui l’ambitionne pour le moins, sans une activité de réparation navale ? Si la réponse est intuitivement par la négative, l’incident de la cale sèche du port de Casablanca, est venue pour nous rappeler à cette dure réalité.
Le Gouvernement semble en panne de créativité, le projet de loi de finances 2013, le premier made in BENKIRANE semble être un pur plagiat de celui des équipes sortantes. Ainsi, pour le contenu on a reconduit l’ensemble des stratégies sectorielles déjà mise en œuvre sous le Gouvernement EL FASSI. Pour la pêche maritime, la stratégie HALIEUTIS est reconduite, même si ses résultats tardent à venir, le ministre Aziz AKHANOUCH ne pouvant désavouer sa propre vision.
La Compagnie Maritime de Navigation (COMANAV) n’est plus. Créée en 1947, sous l’appellation la Compagnie Franco-Chérifienne de Navigation (CFCN), celle-ci allait être nationalisée après l’indépendance en 1958 pour porter le pavillon marocain et assurer la couverture d’une part significative du commerce extérieur du Royaume.
Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, la destinée du Maroc en tant que Nation Moderne et puissance régionale a été intimement liée à sa souveraineté sur ses mers et ses terres. Et à chaque fois que cette équation ne s’était plus vérifiée, le Royaume a été mis au banc de l’histoire. Le défunt souverain HASSAN II, géni de son temps et visionnaire de sa génération ne l’avait-il pas réaffirmé dans un de ses discours :"A chaque fois qu'une nation a tourné son dos à la mer, celle-ci a connu une régression certaine".