L’événement a été soigneusement préparé, les cadres de la Direction de la Marine Marchande, de l’ISEM et du Ministère se sont mobilisés pour la réussite de la journée d’étude sur la stratégie du secteur du transport maritime et du développement du pavillon national.

Mais que veut donc le ministère de l’équipement, du transport et de la Logistique ? Cette question mérite d’être posée surtout lorsqu’en même temps il annonce une chose et qu’il met en œuvre son contraire.

Time is changing, after the biggest bankruptcy of our shipping sector; it seems that a new wave and new perspectives point in the horizon.

Pendant longtemps, j’ai cru à tord ou à raison que le principal mal du secteur maritime et portuaire au Maroc résidait dans la multiplicité des acteurs qui le composaient. Pendant longtemps, cette idée a été entretenue par le fait que les différents acteurs  du secteur se tiraient soit dans les pattes des uns et des autres ou bien étaient créés pour se substituer les uns aux autres.

Alors qu’il a fait preuve d’une gestion catastrophique de la crise du secteur maritime, le Gouvernement BENKIRANE vient de prendre pour son grade concernant sa gestion tout aussi catastrophique du secteur de l’éducation nationale lors du dernier discours adressé par le Roi à la Nation.

L’échouement du pétrolier marocain M/T SILVER au port de Tan Tan résume à nouveau s’il fallait encore le prouver la faillite de notre secteur maritime. Ainsi, le Maroc est apparu devant le monde entier comme dépourvu  de tous moyens humains ou matériels pour réagir face à cette situation.

Il semblerait bien que 2014 s’annonce comme une année charnière pour le secteur Maritime et Portuaire Marocain. Une recomposition importante va être opérée au niveau de la gouvernance et des operateurs du secteur.

A nouvelle majorité, nouvelle architecture ministérielle mais surtout nouveau programme gouvernemental. La recomposition du gouvernement BENKIRANE I, est l’aveu de l’échec d’une politique de l’approximation menée jusque là dans la gestion de la chose publique.

Il y a quelques jours, dans cette même tribune, je me demandais à quoi bon une candidature du Maroc à l’OMI alors que notre maritime souffrait de plusieurs maux. Malheureusement, le dernier accident du navire SILVER au port de Tan Tan me donne un peu raison.

Le Maroc à nouveau candidat au conseil de l’OMI, après un mandat de deux ans 2012-2013, nos décideurs ont jugé que le  bilan de notre pays dans cette institution était suffisamment honorable pour se représenter à nouveau aux élections de ce conseil.

On ne cesse de nous le répéter à longueur d’études et d’analyses ; le Maroc, de part sa position géographique, son Histoire et la richesse de ses ressources humaines, a de bonnes prédispositions pour exercer un leadership naturel sur son environnement régional et continental.