Le Comité France Maritime, coprésidé par le Cluster Maritime Français et le Secrétariat général de la mer (SGMer), rattaché au Premier ministre, a réuni l’ensemble des fédérations maritimes ainsi que les administrations et services de l’État lors d’une rencontre structurante.
Ce temps d’échange, au cœur du dialogue entre l’État et les acteurs de la filière, s’inscrit dans une dynamique visant à accompagner et accélérer le développement de l’économie bleue en France.
Les discussions ont permis d’avancer sur plusieurs priorités stratégiques
En matière d’écosystème portuaire, les participants ont exprimé une volonté commune de renforcer le dialogue public-privé au sein des places portuaires, en cohérence avec la stratégie nationale. Les contributions de Ports de France, de l’Union Maritime et Portuaire de France, ainsi que des principaux acteurs logistiques et portuaires, ont permis d’identifier des enjeux structurants, notamment le foncier portuaire, la fluidité du passage portuaire et le report modal.
Sur le volet européen, les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une réponse coordonnée face aux stratégies maritimes portées par la European Commission. Une position française claire et ambitieuse apparaît comme un levier déterminant pour défendre une vision industrielle maritime forte, soutenue notamment par les représentants de l’industrie et des ports.
Concernant les énergies de la mer, dans le contexte de la future programmation énergétique, les acteurs ont engagé une dynamique collective en vue des prochains appels d’offres. Une attention particulière a été portée aux énergies marines renouvelables, dont le passage à l’échelle constitue un enjeu clé pour valoriser leur potentiel d’innovation et de transition énergétique.
Enfin, les échanges relatifs à la pêche et à l’aquaculture ont souligné la nécessité de soutenir les professionnels du secteur dans un contexte exigeant. Les discussions ont insisté sur l’importance de porter leurs enjeux au niveau européen, notamment dans le cadre de la réforme de la Politique Commune de la Pêche, tout en renforçant la reconnaissance du rôle stratégique de l’aquaculture.
Les contributions des différents pôles de compétitivité, fédérations industrielles et organisations professionnelles ont enrichi ces travaux, illustrant la mobilisation collective de l’ensemble de la filière maritime.
À travers cette rencontre, le Comité France Maritime confirme son rôle de plateforme de concertation stratégique, au service d’une économie bleue plus compétitive, durable et résolument tournée vers l’avenir.