Croisière, plaisance, yachting, superyachts : les échanges tenus dans le cadre du forum Méditour 2026 ont confirmé le rôle croissant du tourisme maritime comme levier de développement économique, territorial et touristique. Les débats ont également mis en lumière plusieurs priorités pour renforcer la compétitivité des destinations méditerranéennes, à commencer par les compétences, la coopération régionale et la structuration des écosystèmes maritimes.
Le forum Méditour 2026 a placé le tourisme maritime au cœur des réflexions sur l’avenir des destinations méditerranéennes. À travers les discussions menées par les participants, un constat s’est imposé : la croisière, la plaisance et le yachting ne constituent plus de simples activités complémentaires, mais de véritables moteurs de croissance pour les territoires portuaires et touristiques.
Dans un contexte de concurrence accrue entre destinations, le tourisme maritime apparaît désormais comme un secteur à forte valeur ajoutée, capable de générer des investissements, de créer des emplois qualifiés, de renforcer l’attractivité des villes portuaires et de favoriser une meilleure intégration entre ports, territoires et opérateurs touristiques.
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs priorités stratégiques. La première concerne les ressources humaines. Les intervenants ont souligné la nécessité d’élaborer un plan d’action d’urgence pour répondre aux besoins croissants en compétences spécialisées. Le développement de la croisière, de la plaisance et du yachting exige en effet des profils formés aux métiers de l’accueil, de la maintenance, des services portuaires, de la gestion touristique, de la sécurité, de la logistique et de l’exploitation des infrastructures nautiques.
Autre axe majeur : la structuration de clusters maritimes et de l’économie bleue, aussi bien à l’échelle nationale que régionale. L’objectif est de fédérer l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur autour d’une vision commune : ports, collectivités, opérateurs touristiques, entreprises de services, institutions de formation, investisseurs et acteurs de l’innovation. Cette approche en écosystème, déjà développée avec succès dans plusieurs pays européens, apparaît comme une condition essentielle pour gagner en efficacité, en visibilité et en compétitivité.
La coopération régionale a également occupé une place centrale dans les débats. Le renforcement des liens avec les ports de la façade West Med, notamment en Espagne et au Portugal, est présenté comme un levier important pour développer des synergies, encourager l’innovation et construire des itinéraires maritimes plus attractifs. Dans cette dynamique, les mémorandums d’entente signés entre les autorités portuaires de Malaga et de Tenerife avec le Port de Tanger Ville, ainsi que celui conclu entre le Port de Tanger Ville et l’AdSP en Sardaigne, illustrent la volonté d’inscrire les destinations méditerranéennes dans des réseaux de coopération plus intégrés.
Le forum a également mis en avant le potentiel du segment des superyachts. Ce secteur, à forte valeur ajoutée, offre des perspectives significatives en matière d’investissement, d’emplois qualifiés et de rayonnement international. Le développement de partenariats avec des centres d’excellence spécialisés dans cette industrie pourrait permettre d’accompagner la montée en compétence des acteurs locaux et de positionner certaines destinations méditerranéennes sur un marché haut de gamme particulièrement exigeant.
Pour le Port de Tanger Ville, ces orientations s’inscrivent dans une stratégie engagée depuis plusieurs années visant à faire de Tanger une destination maritime de référence en Méditerranée. Cette ambition repose sur plusieurs piliers : l’excellence des infrastructures, la qualité de service, la connectivité multimodale, l’ouverture internationale et l’intégration dans les grands réseaux du tourisme maritime.
Au-delà des infrastructures, les discussions de Méditour 2026 ont rappelé que la compétitivité des destinations de demain dépendra de leur capacité à travailler collectivement. Les territoires les plus performants seront ceux qui sauront développer les compétences, renforcer les coopérations régionales, structurer leurs filières et créer davantage de valeur durable pour les économies locales.
En réunissant organisateurs, experts, intervenants et professionnels du secteur, Méditour 2026 a ainsi permis de dégager une feuille de route ambitieuse pour l’avenir du tourisme maritime en Méditerranée. Les échanges ont confirmé que cette filière, à la croisée de l’économie bleue, du tourisme et de l’aménagement territorial, est appelée à jouer un rôle central dans la transformation des villes portuaires et dans le rayonnement des destinations méditerranéennes.
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