Aquaculture marine : le Conseil national mise sur les intrants et les compétences pour accélérer le développement du secteur!

Economie Bleue
Typography

Réuni le 20 juillet 2026 à Rabat sous la présidence de Zakia Driouich, secrétaire d'État chargée de la Pêche maritime, le Conseil national de l'aquaculture marine (CNAM) a consacré sa quatrième session aux principaux leviers de compétitivité de la filière.

Cette réunion s'inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre de la loi 84.21 relative à l'aquaculture marine et confirme la volonté des pouvoirs publics de bâtir un secteur moderne, compétitif et durable. Les travaux ont porté principalement sur deux enjeux stratégiques : la sécurisation de l'approvisionnement en aliments pour l'aquaculture et le développement d'une production nationale d'alevins et de larves, considérés comme les fondements de la souveraineté productive du secteur.

Les membres du Conseil ont ainsi examiné les difficultés liées au coût et à l'approvisionnement en aliments destinés aux élevages aquacoles, qui représentent une composante essentielle de la rentabilité des exploitations. Dans cette perspective, ils ont débattu de la prolongation du contingent tarifaire appliqué à ces aliments afin de garantir aux investisseurs un accès durable à cette ressource stratégique dans des conditions de concurrence équitables. En parallèle, le développement des écloseries marines nationales a été identifié comme une priorité afin de réduire la dépendance du Maroc aux importations d'alevins et de larves, de sécuriser l'approvisionnement des fermes aquacoles et de renforcer l'intégration de la chaîne de valeur nationale.

Au-delà des intrants, le Conseil a insisté sur l'importance du capital humain pour accompagner la montée en puissance de l'aquaculture marine. Les participants ont appelé au renforcement des programmes de formation spécialisés afin de doter le secteur des compétences techniques nécessaires, d'améliorer la performance des entreprises et de stimuler l'innovation tout au long de la chaîne de valeur. À travers cette quatrième session, le Conseil national de l'aquaculture marine confirme sa volonté de créer un environnement favorable au développement d'une filière capable de contribuer davantage à la sécurité alimentaire, à la création d'emplois et à l'économie bleue, tout en renforçant la souveraineté productive du Royaume.