Les travaux de la 5ᵉ édition du ICAO Global Implementation Support Symposium (GISS 2026) se sont achevés, jeudi 16 avril 2026 à Marrakech, après trois journées d’échanges intensifs ayant réuni plus de 1.500 participants représentant plus de 130 pays, dont des Ministres, des Directeurs Généraux de l’Aviation Civile, des responsables d’Organisations internationales, ainsi que des experts et acteurs majeurs de l’industrie aéronautique mondiale.
Organisé par le Royaume du Maroc en partenariat avec l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), et placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, ce symposium, tenu sous le thème « Solutions régionales, avantages mondiaux », s’inscrit dans la dynamique de l’initiative « No Country Left Behind », visant à renforcer la mise en œuvre effective des normes et pratiques recommandées de l’OACI à l’échelle mondiale.
Cette édition du GISS 2026 a connu une participation exceptionnelle, avec près de 1.900 inscrits et plus de 6.000 visiteurs enregistrés durant les trois jours de l’événement. Elle a réuni 27 Ministres, 70 Directeurs généraux de l’aviation civile, en plus de 20 membres du Conseil de l’OACI.
Au cours de ces trois journées, le Ministre du Transport et de la Logistique, M. Abdessamad KAYOUH, a tenu une série de 21 réunions bilatérales avec ses homologues et plusieurs responsables d’organisations internationales, consacrées au renforcement de la coopération dans les domaines du transport, en particulier le transport aérien et l’aviation civile. Ces échanges ont permis d’identifier des opportunités concrètes de partenariat, de promouvoir le partage d’expertise et de soutenir le développement de projets structurants à l’échelle régionale et internationale.
Ces rencontres ont été couronnées par la signature de 11 accords dans le domaine du transport aérien, dont deux conventions avec l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), et 9 accords avec le Costa Rica, le Mozambique, le Togo, le Libéria, le Cap-Vert, le Nigeria, la Guyana, l’Île Maurice et les Comores, traduisant une dynamique renforcée de coopération et une volonté commune de développer la connectivité aérienne, de consolider les capacités institutionnelles et de promouvoir un transport aérien sûr, performant et durable.
Dans cette dynamique, le Royaume du Maroc réaffirme son engagement en faveur de l’impulsion de la coopération africaine dans le domaine du transport aérien. À cet égard, le Maroc a appelé à renforcer la coopération entre les États africains et s’est déclaré disposé à apporter toute l’assistance nécessaire pour accompagner la mise en place d’un transport aérien libéralisé, favorisant l’intégration régionale, le développement économique et l’amélioration de la connectivité à l’échelle du continent.
Cette messe a permis aux participants de débattre autour des principaux défis et opportunités auxquels fait face le secteur de l’aviation civile, dans un contexte marqué par une croissance soutenue du trafic aérien, des mutations technologiques rapides et des exigences accrues en matière de durabilité environnementale. Les discussions ont notamment mis en évidence le rôle central de la connectivité aérienne en tant que moteur de développement économique, d’intégration régionale et de mobilité mondiale, tout en soulignant l’importance de politiques aéronautiques coordonnées, d’investissements structurants dans les infrastructures et d’une coopération internationale renforcée.
Les échanges ont également porté sur les enjeux liés au financement des projets aéronautiques, mettant en avant la nécessité de concevoir des projets viables, structurés et bancables, capables d’attirer les investissements internationaux et de soutenir la modernisation des systèmes aéronautiques, notamment dans les régions en développement. Par ailleurs, plusieurs sessions ont permis d’examiner les perspectives d’évolution du programme de soutien à la mise en œuvre de l’OACI, en insistant sur l’importance d’une approche plus collaborative, stratégique et orientée vers les résultats, reposant sur des partenariats renforcés entre États, organisations internationales, institutions financières et acteurs de l’industrie.
Les débats ont par ailleurs mis en lumière les défis liés au développement et à la modernisation des infrastructures aéroportuaires, en particulier dans les marchés émergents, et ont souligné la nécessité d’intégrer des solutions innovantes, résilientes et durables, capables de répondre à la croissance du trafic aérien tout en tenant compte des contraintes financières, climatiques et opérationnelles.
La question du capital humain a également occupé une place centrale dans les discussions. Face à la pénurie mondiale de professionnels qualifiés dans le secteur de l’aviation civile, les intervenants ont insisté sur l’importance de renforcer les programmes de formation, de promouvoir les initiatives éducatives et de développer des partenariats entre autorités, institutions académiques et industrie, afin de préparer la prochaine génération de professionnels et d’accompagner les transformations du secteur.
La session ministérielle et les différentes rencontres organisées en marge du symposium ont permis de réaffirmer l’engagement collectif des États et des partenaires internationaux en faveur d’une aviation plus sûre, plus durable, plus résiliente et plus inclusive.
En accueillant cette édition du GISS pour la première fois sur le continent africain, le Royaume du Maroc confirme son positionnement en tant que carrefour stratégique de l’aviation civile internationale. À travers les investissements engagés dans la modernisation de ses infrastructures aéroportuaires, le développement de ses capacités de navigation aérienne et l’essor de son industrie aéronautique, le Maroc s’impose progressivement comme une plateforme majeure reliant l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.
À l’issue de ce symposium, les participants ont souligné la nécessité de traduire les échanges et les recommandations formulées en actions concrètes, notamment à travers le renforcement des mécanismes de coopération technique, la mobilisation de financements adaptés et la consolidation des capacités institutionnelles des États.
La cérémonie de clôture a été marquée par la présentation d’une synthèse des principaux enseignements du symposium ainsi que par l’annonce de la prochaine édition du GISS 2027, qui poursuivra les efforts engagés pour renforcer le soutien à la mise en œuvre des normes internationales et accompagner la transformation du secteur aérien.
Le GISS 2026 s’affirme ainsi comme une plateforme majeure de dialogue, de partage d’expériences et de coopération internationale, confirmant que les solutions développées à l’échelle régionale peuvent générer des bénéfices durables pour l’ensemble de la communauté aéronautique mondiale.