13éme Session du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture à Agadir

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L’ANDA poursuit sa mission d’accompagnement des projets aquacoles et d’appui aux investisseurs pour la concrétisation de leurs projets.

L’Agence a accompagné plus de 250 investisseurs, retenus dans le cadre des 12 Appels à Manifestation d’Intérêt durant la période 2018-2019

Le Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA) a tenu le 1 juillet 2019 à Agadir sa 13ème session, sous la présidence de M. Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Cette session a été consacrée à l’examen du bilan des réalisations de l’ANDA durant la période 2018-2019. Les administrateurs du Conseil d’Administration ont pris connaissance de l’avancement des principaux chantiers lancés par l’ANDA, ayant trait notamment à la mise en œuvre des plans aquacoles et à la promotion des opportunités d’investissement dans ce secteur qui présente un grand potentiel de développement.

A ce titre, l’ANDA au cours de l’année 2018-2019 a accompagné plus de 250 investisseurs, retenus dans le cadre des 12 Appels à Manifestation d’Intérêt lancés au niveau des Régions de Dakhla Oued Eddahb, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de l’Oriental, de Souss Massa et de Guelmim Oued Noun pour l’achèvement des démarches administratives nécessaires à l’obtention des autorisations pour le démarrage de leurs projets aquacoles.

Jusqu’à présent 4 projets ont démarré leurs installations dans les Régions de Souss Massa et de Dakhla Oued Eddahab pour une production cible à terme de 26 000 t/an. Un autre projet pilote à Dakhla va démarrer la commercialisation de sa production de loup-bar et de moules. Les autres projets démarreront leurs installations courant des années 2019-2020.

Outre ces projets en cours d’installation, l’ANDA lance du 04 juin au 07 octobre 2019 un Appel à Manifestation d’Intérêt pour l’exploitation de trois anciennes salines d’une superficie totale de 320 ha au niveau du complexe lagunaire Oualidia-Sidi Moussa, pour la réalisation de projets d’aquaculture à terre.

Par ailleurs, une place particulière est accordée aux projets à caractères social et solidaire. En plus du suivi régulier des trois fermes aquacoles exploitées par les coopératives de marins pêcheurs, les jeunes entrepreneurs, animés par la volonté d’investir dans le secteur aquacole, ont bénéficié d’un programme de formation en partenariat avec la Direction de la Formation, des Gens de Mer et de Sauvetage relevant du Département de la Pêche Maritime. Une ferme pédagogique a été installée par l’ANDA à Dakhla pour servir de champs de formation pratique aux 507 jeunes entrepreneurs et une autre est en cours d’installation en Méditerranée.

Le succès des projets portés par les coopératives de pêche artisanale en Méditerranée est un modèle dont la duplication est inscrite dans le plan d’action de l’ANDA en vue de faire de l’aquaculture marine une activité inclusive avec un impact social et environnemental positif. Dans cette perspective, l’Agence est en cours d’identification, tout au long du littoral national des coopératives de marins pêcheurs intéressées par l’activité aquacole pour lesquelles les espaces en mer sont déjà identifiés et réservés.

Parallèlement à l’accompagnement des projets, le potentiel aquacole des Régions Casablanca-Settat, Marrakeck-Safi, de Laâyoune- Sakia Al Hamra et de Guelmim Oued Noun ainsi que celui de la lagune Marchica sera révélé à l’achèvement des études y afférentes programmées lors de l’année 2020.

Il est à rappeler que depuis 2018, le secteur aquacole national bénéficie d’incitations fiscales et douanières en mesure d’encourager l’essor de cette activité. Il s’agit de:

L’exonération de la TVA sur les intrants destinés exclusivement à l’aquaculture à savoir : les alevins, les naissains et les aliments destinés à l’aquaculture ;

Le maintien du droit de douanes à 2,5% sur les aliments pendant six ans et ce pour un contingent de 15 000 tonnes par an.

Autre mesure d’accompagnement du secteur instaurée au cours de l’année 2019 concerne le lancement d’une deuxième offre d’assurance aquacole. Cette offre couvre les installations des exploitations piscicoles et le cheptel contre les risques de maladies, d’événements climatiques, de pollution, de vol et de disparition.

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